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Musique, Culture, Langue, Mediaphobie...

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Mots des maux ; Centralisation (1)

Introduction


Nul besoin d'être docteur en sociologie pour constater que la santé de notre société est chancelante !


Les causes de ce malaise sont diverses et infiniment nombreuses. Depuis le désir de bien-être, en passant par la volonté de bien-paraître jusqu'à l'ivresse de la domination des autres et la coupable avidité des biens et des moyens, bien des travers humains peuvent avoir des effets nocifs perturbant le fonctionnement d'une société par ailleurs bien fragile. Mais ces travers ne peuvent s'exprimer que si l'organisation de l'environnement des individus le permet. Ils ne surgiront que si la culture et les coutumes en facilitent l'apparition et le développement. Ils ne progresseront que dans un terreau favorable. La société de communication sera la terre fertile qui garantira la croissance rapide de ces défauts, promus au rang de mode de vie incontournable. La contamination de l'ensemble des individus sera ensuite fonction de l'occultation des réalités et de la promotion de fausses valeurs. Mais, bien entendu, tout n'est pas si sombre. Nombre de problèmes sont souvent dus à des erreurs de conception de notre société ou à de véritables bonnes idées dévoyées !


Ignorant volontairement ceux des dirigeants dont les intentions ne seraient pas uniquement orientées vers le bien-être de leurs compatriotes, il est facile d'observer que les solutions envisagées pour résoudre nos problèmes, qu'ils soient anodins ou profonds, sont souvent de nature pré-fabriquée et de ce fait, manquent d'efficacité. Il est facile, pour s'en convaincre, de faire quelques pas dans n'importe quelle ville importante pour constater que l'ensemble du système est inadapté, saturé, inhumain, invivable, insalubre, stressant, traumatisant....


Pourtant, la solution de la ville pouvait paraître séduisante. Rassembler en un seul lieu toutes les facilités, tous les services, toutes les activités, toutes les industries, tous les ministères, toutes les énergies, tous les humains, semble être la suprême optimisation conduisant à l'absolu modernisme. Force est de constater que la solution de la concentration urbaine n'est pas la panacée qui pourrait nous permettre d'atteindre ce " nirvana " moderne tant désiré !


Par ce décevant constat, on pourrait être fataliste et penser : "...alors, il n'y a rien à faire " ! Bien au contraire, il faut décider que tout reste à inventer ou à ré-inventer ! Même s'il est illusoire de penser que tout pourrait se faire facilement, par quelques actions bien orientées, on peut tout de même nourrir l'espoir qu'en quelques générations, nombre de soucis majeurs pourraient être maîtrisés.


Ainsi, il est probable que bien des choses pourraient changer si l'on pouvait prendre la mesure des problèmes d'une manière objective. Avant de décréter telle ou telle action ou correction, il faut s'armer d'optimisme et de patience, et, pour conserver une quelconque chance de résoudre les problèmes, tenter d'identifier la nature des sujets les plus importants. Chacun peut facilement isoler de grands thèmes qui pourraient représenter une base de travail. Comme les sujets sont assez nombreux, il est pratique de procéder, comme on le ferait en parcourant un arbre généalogique, depuis le sujet en allant vers son origine de manière à isoler des grands thèmes.


Parmi ces grands thèmes il en est un qui semble tellement évident que plus personne aujourd'hui ne le voit plus. Il est la base de très nombreux dysfonctionnement de notre société. Il représente pourtant une prétendue condition incontournable que bien des dirigeants entendent défendre contre vents et marées, y trouvant probablement leur compte, ignorant ainsi toute autre voie qui pourtant pourrait donner satisfaction à toutes les parties en cause.


Ce thème est " Centralisation " !


C'est un thème parmi d'autres, bien entendu, mais qui semble tellement universel et tellement incontesté qu'il paraît utile d'en faire une analyse plus avancée.


La centralisation, simple mot, vaste problème !



Un simple mot, qui pourrait paraître bien inoffensif, mais qui se trouve représenter la base compacte et se voulant indiscutable et incontestable de tout un système d'organisation de la société humaine. Chacune des observations faites plus loin paraissent si évidentes que personne n'identifie plus les inconvénients relatifs à ce mode de fonctionnement.

 

 

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T
<br /> Nouvel article chez moi, ton avis m'intéresse l'ami. @ bientôt. Tibicine<br /> <br /> <br />
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R
<br /> Les consommateurs adoptent un certain "grégarisme" et font masse dans les grandes distributions, au détriment des petits commerces qui disparaissent peu à peu. J'habite une petite ville autrefois<br /> très commerçante. En arpentant aujourd'hui les rues, on a l'impression de marcher dans une ville morte. Cà fait froid dans le dos. A bientôt<br /> <br /> <br />
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D
<br /> Le pire étant que ces moutons conduits à la tonte ne s'en rendent pas compte ! J'en fais partie moi-même et je suis scandalisé de constater à quel point nous avons été abrutis par des manipulation<br /> qui n'ont rien à voir avec notre intérêt.<br /> <br /> A bientôt...<br /> <br /> <br />
T
<br /> il est curieux de constater que dans un univers où l' on cherche à faciliter en concentrant, on nous parle d' Europe et de mondialisation.<br /> Comme toujours, aucune solution n' est bonne si elle n' est pas  située dans un juste milieu.<br /> Mais en dehors de toutes ces constatations, je me pose cette question : Comment le monde peut 'il évoluer, lorsqu' on voit la natalité exponentielle, et  en regard, la modernisation.<br /> La société exige la consommation, mais robotise alors que les demandeurs d' emplois se font plus nombreux.<br /> Je vais te dire franchement ma pensée , les conditions sont presque réunies pour qu' éclate une nouvelle guerre.<br /> bonne journée<br /> <br /> <br />
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D
<br /> Je crois que le "mal" est bien connu, ce qui le rend plus facile à contrer. Enfin, j'espère !!!<br /> <br /> A bientôt...<br /> <br /> <br />
T
<br /> Erratum : j'ai voulu dire 'centralisation' et délocalisation. à bientôt<br /> <br /> <br />
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T
<br /> Bonsoir Donquichutte...La décentralisation comme la délocalisation sont les effets de la consommation des individus, de la masse. Effectivement, nous avons à ré-inventé notre système par notre<br /> façon de consommer, c'est à dire, à consommer plutôt chez les artisans ou petits commerces plutôt que dans les enseignes nationales ou internationales concentrées dans des zones commerciales et qui<br /> en plus favorise grandement à l'utilisation de fabricants étrangers. C'est toute la grande distribution que le consommateur doit refuser pour que les moyennes villes, voire les villages ne<br /> disparaissent pas. Pour redonner de l'emploi, pour retrouver une économie intérieure et donc pour éviter la concentration des individus entasser dans les grandes villes, j'en suis convaincue, il<br /> faut revoir notre mode de consommation. Par exemple, on pourrait commencer par se dire que l'on mange trop, et qu'on a pas besoin de remplir des caddies et des caddies chez Leclerc chaque semaine.<br /> Avant, nous mangions de la bonne viande chez le boucher une à deux fois par semaine, maintenant c'est tous les jours ; est-ce vraiment nécessaire? Pour la santé, il vaut mieux en acheter de qualité<br /> une à deux fois que d'en bouffer de la mauvaise chaque jour, ce qui permettrait au consommateur de rendre péreines l'activité des artisans comme des agriculteurs et éleveurs de bêtes. Ainsi, c'est<br /> toute une chaîne qui continue d'exister et qui maintient l'implantation de ses entreprises à l'intérieur de ses régions ; les cotisations aux communes étant plus fortes.<br /> Bref, comme nous sommes partis à la conquête de notre démocratie en 1789, il nous faut la faire évoluer mais à travers nos comportements plus responsables, et tourner dans l'intérêt commun plutôt<br /> que l'intérêt personnel...<br /> Ce ne sont pas aux politiques de changer, mais à nous de savoir quelle société nous voulons.<br /> @ bientôt, Tibicine<br /> <br /> <br />
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D
<br /> Je suis globalement d'accord avec ton commentaire. Je voudrais toutefois y ajouter que nous nous sommes tellement habitués au fonctionnement centralisé que nous ne sommes même plus étonnés de<br /> passer trois heures dans les transports pour chaque journée de travail. Je vais continuer à développer cette analyse point par point et tenter d'identifier quelques points clés pour étayer<br /> l'accusation de la centralisation comme coupable majeur du malaise de notre époque...<br /> <br /> A bientôt...<br /> <br /> <br />