Musique, Culture, Langue, Mediaphobie...
Nul besoin d'être docteur en sociologie pour constater que la santé de notre société est chancelante
!
Les causes de ce malaise sont diverses et infiniment nombreuses. Depuis le désir de bien-être, en passant par la volonté de bien-paraître jusqu'à l'ivresse de la domination des autres et la coupable avidité des biens et des moyens, bien des travers humains peuvent avoir des effets nocifs perturbant le fonctionnement d'une société par ailleurs bien fragile. Mais ces travers ne peuvent s'exprimer que si l'organisation de l'environnement des individus le permet. Ils ne surgiront que si la culture et les coutumes en facilitent l'apparition et le développement. Ils ne progresseront que dans un terreau favorable. La société de communication sera la terre fertile qui garantira la croissance rapide de ces défauts, promus au rang de mode de vie incontournable. La contamination de l'ensemble des individus sera ensuite fonction de l'occultation des réalités et de la promotion de fausses valeurs. Mais, bien entendu, tout n'est pas si sombre. Nombre de problèmes sont souvent dus à des erreurs de conception de notre société ou à de véritables bonnes idées dévoyées !
Ignorant volontairement ceux des dirigeants dont les intentions ne seraient pas uniquement orientées vers le bien-être de leurs compatriotes, il est facile d'observer que les solutions envisagées pour résoudre nos problèmes, qu'ils soient anodins ou profonds, sont souvent de nature pré-fabriquée et de ce fait, manquent d'efficacité. Il est facile, pour s'en convaincre, de faire quelques pas dans n'importe quelle ville importante pour constater que l'ensemble du système est inadapté, saturé, inhumain, invivable, insalubre, stressant, traumatisant....
Pourtant, la solution de la ville pouvait paraître séduisante. Rassembler en un seul lieu toutes les facilités, tous les services, toutes les activités, toutes les industries, tous les ministères, toutes les énergies, tous les humains, semble être la suprême optimisation conduisant à l'absolu modernisme. Force est de constater que la solution de la concentration urbaine n'est pas la panacée qui pourrait nous permettre d'atteindre ce " nirvana " moderne tant désiré !
Par ce décevant constat, on pourrait être fataliste et penser : "...alors, il n'y a rien à faire " ! Bien au contraire, il faut décider que tout reste à inventer ou à ré-inventer ! Même s'il est illusoire de penser que tout pourrait se faire facilement, par quelques actions bien orientées, on peut tout de même nourrir l'espoir qu'en quelques générations, nombre de soucis majeurs pourraient être maîtrisés.
Ainsi, il est probable que bien des choses pourraient changer si l'on pouvait prendre la mesure des problèmes d'une manière objective. Avant de décréter telle ou telle action ou correction, il faut s'armer d'optimisme et de patience, et, pour conserver une quelconque chance de résoudre les problèmes, tenter d'identifier la nature des sujets les plus importants. Chacun peut facilement isoler de grands thèmes qui pourraient représenter une base de travail. Comme les sujets sont assez nombreux, il est pratique de procéder, comme on le ferait en parcourant un arbre généalogique, depuis le sujet en allant vers son origine de manière à isoler des grands thèmes.
Parmi ces grands thèmes il en est un qui semble tellement évident que plus personne aujourd'hui ne le voit plus. Il est la base de très nombreux dysfonctionnement de notre société. Il représente pourtant une prétendue condition incontournable que bien des dirigeants entendent défendre contre vents et marées, y trouvant probablement leur compte, ignorant ainsi toute autre voie qui pourtant pourrait donner satisfaction à toutes les parties en cause.
Ce thème est " Centralisation " !
C'est un thème parmi d'autres, bien entendu, mais qui semble tellement universel et tellement incontesté qu'il
paraît utile d'en faire une analyse plus avancée.
Un simple mot, qui pourrait paraître bien inoffensif, mais qui se trouve représenter la base compacte et se voulant indiscutable et incontestable de tout un système d'organisation de la société humaine. Chacune des observations faites plus loin paraissent si évidentes que personne n'identifie plus les inconvénients relatifs à ce mode de fonctionnement.